Vin d’honneur #01

La saison 2019 a enfin démarré ce samedi 23 février, et pour la troisième année consécutive, ce sont les arènes de Pontonx-sur-l’Adour qui en accueillaient le coup d’envoi avec une affiche très intéressante proposée par l’Union Pontoise de la Course Landaise, appuyée par la Régie des Fêtes de Pontonx.

Le lendemain, c’est l’Elan Tursan Basket et son club de supporters qui nous accueillaient dans les arènes de St Loubouer pour la présentation de l’équipe 2019 du Pôle Espoir Dal-Armagnacaise.

L’occasion alors pour moi de vous présenter cette nouvelle formule Vin d’Honneur que vous pourrez découvrir sous sa forme Concours avec Pontonx ainsi que sous sa forme « classique » avec le Pôle Espoir.

Bienvenue dans le Vin d’Honneur, première édition.

Générations Nouvelles : Le défi ultime

17 vaches nouvelles, 9 écarteurs et 2 sauteurs pour les défier : telle était l’affiche de cette 3ème édition de Générations Nouvelles, un plateau alléchant qui génère beaucoup d’attente, et lorsque l’on attend tout l’hiver forcément cela donne des arènes copieusement garnies lorsque retentit la première marche Cazerienne de la saison.

Étaient en piste pour se disputer le trophée, par ordre de sortie, Cyril Dunouau, Olivier Larrieule, Romain Beyris, Romain Clavé, le tenant du titre Mathieu Noguès, Louis Navarro, Alexandre Duthen, Lucas Larrieule et Thomas Marty.

Pour les accompagner, les deux sauteurs Louis Ansolabéhère et Étienne Grenet ainsi que les entraîneurs Nicolas Morandin, Christophe Lacoste, Mathieu Crabos et en « capitaine » d’un soir Laurent Deyris.

Le concours : 

Ils ne passeront pas l’éliminatoire :

Alexandre Duthen : Opposé à une vache capricieuse de la ganadéria Noguès qui a tenté de s’échapper à plusieurs reprises au débarquement le soir même ou à la ganadéria le lendemain, le Champion de France 2014 des vaches sans corde aura fait son possible pour tirer le meilleur de cette jeune bête qui malheureusement se retournait après l’écart, empêchant ainsi l’écarteur de mettre du rythme dans sa sortie en enchaînant ses figures. Du travail de qualité donc, mais une prestation globale insuffisante pour accrocher une place qualificative, il sera malgré tout premier remplaçant 

Thomas Marty : Une sortie très  correcte dans l’ensemble pour le triple Champion de France de la spécialité face à la jeune pensionnaire de la Ganadéria Aventura mais il ne réalisera que 7 figures où la plupart de ses concurrents en tourneront 9. Le règlement comptabilisant les 7 meilleurs figures, il n’avait pas de droit à l’erreur et donc ses deux chutes au cours de sa sortie l’empêcheront de se qualifier pour la suite du spectacle.

Romain Beyris : Même si il ne parviendra pas à obtenir son billet pour les demi-finales, il viendra nous offrir l’une des images de la soirée avec un très bon passage plein de courage et de sang-froid à la sortie des loges devant une vache imposante au déboulé très rapide présentée par le nouveau ganadero, déjà bien connu dans le milieu coursayre en la personne de Nicolas Morandin. L’occasion aussi de rendre hommage à Jacques, son père, qui après toutes ces années en piste prend une retraite coursayre bien méritée, même si nous savons qu’il aurait aimé prolonger son aventure en piste.

Lucas Larrieule : Certainement le moins expérimenté de la soirée, il n’a malheureusement pas su saisir sa chance et exploiter comme il se doit une jolie vache proposée par la Ganadéria Armagnacaise. Avec du travail et plus d’expérience, je ne doute pas qu’il refera parler de lui cette saison avec des prestations de qualité dont on le sait capable.

Ils s’arrêtent aux portes de la finale :

Romain Clavé : Deux prestations très propres et je dirais même presque trop propres face aux vaches rattachées aux ganadérias de La Mecque pour l’élimatoire puis de Noguès pour la demi-finale. Par là, j’entends que, si les écarts étaient très réguliers et très bien dessinés, il aura manqué cette petite étincelle, cet écart supérieur aux autres qui fait d’avantage réagir le public et qui permet à une sortie toute entière de se démarquer du lot. Un bon travail donc de Romain qui est simplement tombé, du moins ce soir là, sur plus fort que lui, à charge de revanche.

Olivier Larrieule : Peut être l’un des chouchous du public ce soir là car, plus de 15 ans après avoir remporté des concours majeurs comme celui de Dax, il a su montrer ce samedi soir qu’il était encore capable de hausser son niveau pour regarder les champions d’aujourd’hui dans les yeux, représentant ainsi les équipes de seconde en demi-finale. Sa qualification, il la doit à une première sortie de grande qualité face à la pensionnaire de la ganadéria Deyris avec quelques passages millimétrés sur la corne droite. Au second tour, face à une vache de son ganadero (La Mecque), il commencera une bonne série avant d’être sévèrement pris de plein fouet. Légèrement sonné, Olivier terminera sa sortie avec plus de prudence.

Cyril Dunouau : Seulement 5ème après sa première sortie face à la vache proposée par la Ganadéria Dargelos. Je dis bien seulement car il méritait selon moi peut être une meilleure place grâce à une fin de série très agréable sur la corne gauche. Mais c’est donc en tant que dernier qualifié qu’il abordera les demi-finales et il ne pourra alors pas choisir sa vache et se retrouvera ainsi face à la Pedraza de la ganaderia Aventura qui était redoutée par tous les acteurs et qui malheureusement ne lui permettra pas d’effectuer le travail nécessaire pour remonter son retard.

Le finaliste vaincu :

Louis Navarro : Champion de France des vaches sans corde et vainqueur de l’escalot de la spécialité, Louis Navarro avait là le parfait profil du challenger numéro 1 face à Mathieu Noguès, tenant du titre. Il aura été à la hauteur de nos attentes puisqu’il a atteint cette finale mais l’écart était déjà trop grand entre les deux acteurs et malgré une dernière sortie compliquée mais relativement bien négociée, il ne parviendra pas à revenir. Louis qui aura connu ce soir là une légère déconvenue lors de l’éliminatoire avec une tentative de tourniquet (?????) avec une mauvaise réception. Il finira par se relever créant alors un petit vent de panique en piste mais plus de peur que de mal.

Le vainqueur :

Deux feintes pour analyser le comportement, une première tentative d’écart sur le saut pour calculer le timing et le récital pouvait commencer : 5 écarts sur le saut comme il sait si bien les faire offerts sur un plateau par le double tenant du titre Mathieu Noguès. Une sortie express qui aura fait réagir le public à hauteur de la prestation et propulsé le quintuple Champion de France de la spécialité vers son troisième titre consécutif ici même sous le toit des arènes Pontoises, et ce dès la demi-finale, le tout devant une vache de son propre élevage : que demander de plus ? 

Car après une première sortie bien maîtrisée face à une bête de Nicolas Morandin, et après donc ce mano a mano avec sa propre vache, l’écarteur rattaché à la Ganadéria Dal comptait près de 8 points d’avance sur Louis Navarro, un matelas confortable qui lui permettra donc de l’emporter malgré une sortie difficile face à la numéro 2715 de La Mecque.

En ce qui concerne les sauteurs ils sont intervenus aux bons moments dans les sorties écarts et nous ont offert une série dynamique devant la pensionnaire de La Mecque qui leur était réservée. Un Louis Ansolabéhère peu avare de son talent avec ses nombreuses rondades dont une rondade « flip » devant une vache de Nicolas Morandin, et un Étienne Grenet très volontaire et paraissant en jambes en ce début de saison.

Pour ce qui est des entraîneurs ils auront tout donné pour rendre ce spectacle le plus dynamique possible n’hésitant pas à sauter aux cornes des quelques rebelles qui ne voulaient pas regagner leur loge.

En résumé, le duel attendu a bien eu lieu mais le suspense n’était pas au rendez-vous. Si l’affiche est très intéressante sur le papier, elle est également trop incertaine avec ce bétail jeune qui n’a jamais foulé la piste. Si les vaches n’ont pas toutes eu le rendement espéré, les hommes eux ont donné le maximum d’eux même pour soulever le trophée et produire le meilleur spectacle possible. Je suis déjà très curieux de voir la formule qui sera proposée en février 2020 pour que ce spectacle se renouvelle et pour cela je fais entière confiance en l’organisation de ce spectacle qui saura apporter les pièces manquantes pour rendre ce rendez-vous de début de saison encore meilleur qu’il ne l’est. En attendant, rendez vous fin août pour les deux courses des fêtes locales.

Mathieu Noguès conserve son titre. Crédit photo : Alexia Fasolo

Pôle Espoir : Présentation de l’équipe 2019

Beaucoup de changements en 2019 dans ce Pôle Espoir new look, et non des moindres puisque suite à la montée de son fils Bastien à l’échelon supérieur, Jean Marc Lalanne, directeur de ce pôle espoir depuis sa mise en place a décidé de ranger les blancs au placard avec je pense le sentiment de travail accompli.

C’est donc Bastien Moity qui aura la charge de le remplacer comme chef de cette jeune cuadrilla. Il débutera alors la course par 2 écarts puis consacrera le reste du spectacle à son tout nouveau rôle de chef.

Il sera épaulé par Caroline Larbère, déjà présente dans ce Pôle Espoir l’an passé. Toujours volontaire et très présente pour effectuer le travail de l’ombre en piste, elle aura elle aussi à cœur d’apporter sa volonté et son expérience auprès de ces jeunes.

De l’expérience, lui il n’en manque pas non plus, c’est le Pimbolais Paul Dussau. Auteur de 9 passages très corrects, on espère avoir l’occasion de le revoir plus souvent lors de courses complètes, lui qui on le sait est plutôt coutumier des courses de plages au cours desquelles il endosse le rôle de chef pour aider ces jeunes.

Après les trois « anciens », je vous propose maintenant de vous présenter les plus jeunes espoirs de cette équipe en commençant par les nouveaux arrivés.

Pour trois d’entre eux, cette course était leur toute première course officielle. Si Anthony Lacazedieu et Lilian Lapassade, les plus fraîchement arrivés ont montré les bases dont ils disposaient, c’est surtout le jeune Hugo Jourdan qui a surpris le public venu plutôt en nombre à Saint Loubouer. Un style élégant, une vitesse de rotation : il sera intéressant de le voir s’exprimer d’avantage sur une course où ils seront moins nombreux en piste mais son potentiel laisse présager une belle évolution si il veille bien à ne pas brûler les étapes.

L’autre nouveau venu de l’équipe est Corentin Virepinte. Après une saison délicate chez Béarn Armagnac, il arrive en manque de confiance et il faut lui laisser le temps de s’acclimater avec ce nouvel environnement. Si il veut passer un cap, il lui faudra être sérieux les jours de course et la confiance viendra en écartant.

Les trois derniers écarteurs sont ceux qui pour moi ont le plus de chances de franchir à court ou moyen terme un palier supplémentaire.

Arnaud Lafitte a effectué le travail qui lui était demandé ce dimanche. Souvent le premier à se présenter devant les coursières, il n’a pas pu donner la pleine mesure de ses moyens. Le potentiel est présent, mais c’est à lui de l’exploiter car comme lui a dit un certain ganadero Aturin « quand tu veux tu peux » alors quand il faut concilier le travail et la course ce n’est jamais évident d’être concentré sur une seule de ces deux choses à la fois mais parfois un simple déclic suffit à faire changer les choses.

Enfin, je terminerai par les présenter ensemble car ce sont les deux plus grandes satisfactions de cette course de présentation : Camille Rol et Damien Carrère. 

Damien nous a proposé une course dans la lancée de sa fin de saison avec un style des plus plaisants et des attaques toujours très (parfois même presque trop) sincères. Face à Bethousa, une très jolie coursière dont le nom n’est pas anodin pour lui, il réalisera une très jolie série pour conclure la course.

Camille, le plus expérimenté des deux a su nous montrer qu’il était volontaire et capable d’attaquer tous types de vaches dans son style particulier. Devant Marie Sara et Picaillé, il aura réussi à sortir deux séries pas évidentes, surtout face à la deuxième qui venait le chercher à chaque départ. Un très bon travail donc de Camille qui recevra des mains de David Noguès le prix du trophée des promotions.

Si en début de saison dernière nous pouvions attendre un Bastien Lalanne, prétendant à une place en formelle, Camille et Damien sont montés en régime tout au long de la saison pour finalement compter parmi les leaders de cette équipe. Cette saison, c’est alors à leur tour d’être attendus et tout ce qu’on peut leur souhaiter est de connaître dans un avenir plus ou moins proche la même issue que leur ancien camarade.

Une nouvelle fois cette saison, le Pôle Espoir ne disposera pas de sauteur attitré et c’est donc Étienne Grenet qui est venu se produire, très en jambes comme la veille. Pourvu que ça dure pour lui qui une nouvelle fois sera seul sauteur dans l’équipe de Christophe Dussau cette saison.

Côté entraînement, c’est peut être la déception de l’après midi car trop de départs ont été gâchés. Soyons indulgents, beaucoup de jeunes vaches étaient présentes mais une chose est sûre : ils seront scrutés de près lors de leur prochaine sortie.

Enfin le dernier changement dans ce Pôle Espoir 2019, l’arrivée d’un nouveau Cordier en la personne d’Eric Passicousset alors que Pascal Lalanne fais lui le chemin inverse. Un première course de rodage pour lui avec un nouveau bétail et de nouveaux acteurs, une ou deux erreurs mais rien de marquant à signaler une course correcte dans l’ensemble.

En résumé, cette équipe là a du potentiel mais à 10 en piste il est difficile de s’exprimer. Il sera donc intéressant de les voir au cours de la saison lorsqu’ils seront moins nombreux et qu’ils pourront alors un peu plus s’exprimer. Je leur souhaite une excellente saison 2019.

Pôle Espoir 2019. Photo : Alexia Fasolo

Les tops/flops de la semaine

Les tops :

  • Mathieu Noguès, écarteur ganadero qui a tout raflé samedi soir à Pontonx-sur-l’Adour.
  • La jeunesse qui monte avec quelques éléments intéressants au sein du Pôle Espoir, mais aussi les jeunes Ganaderos avec la première sortie de vaches de Nicolas Morandin.

Les flops :

  • Un entraînement difficile dimanche à St Loubouer qui à saccadé la course, c’est dommage.
  • Minuscule flop, le rendement des vaches nouvelles à Pontonx qui était attendu supérieur au vu de leur présentation.

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