Un jour pas comme les autres…

Lorsque l’on touche enfin du doigt un objectif et que celui ci se dérobe subitement devant nos yeux, il peut être difficile de se relever.

Le Dimanche 30 juillet 2017, une chute parmi tant d’autres me luxa l’épaule. Le jeune garçon innocent que j’étais à l’époque ne se doutait pas encore des conséquences de ce choc.

Un an plus tard, après une opération, 4 longs mois de rééducation et seulement deux mois de course, une des dames les plus influentes du milieu s’était rendue chez moi pour me proposer une place de titulaire en compétition. Une place inimaginable deux mois plus tôt à l’heure de la reprise, une place pour laquelle-comme tout jeune écarteur- je travaillais depuis maintenant quatre saisons, mais surtout une place dont je connaissais la rareté.

Mais en course landaise une demi-seconde suffit pour tout chambouler, une demi-seconde d’égarement dans le rôle de second qui manquera à l’arrivée et une tumade, pour ne pas dire branlée, digne des meilleurs bêtisiers. Après une batterie d’examens et une succession de rendez-vous, le bilan est sans appel : il faudra faire une croix sur la saison 2019. La rigolade devient de suite moins drôle.

Alors on fait bonne figure, mais pour reprendre cette réplique culte de « La Haine », « On se répète sans cesse pour se rassurer que jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… mais l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage ».

Et pour moi l’atterrissage avait certainement lieu ce dimanche 3 mars, lorsque j’ai pénétré dans les vestiaires, lieu aux odeurs, aux sons si singuliers. Je savais alors à ce moment là que le train s’apprêtait à partir, mais je savais aussi que je ne monterai pas dedans. Difficile donc de contenir mes émotions en voyant mes coéquipiers franchir les portes de l’arène aux premières notes de la Marche Cazérienne.

C’est pour cette raison que j’ai décidé d’écrire, pour éviter de penser à tout ça, pour voir et aborder la course sous un œil différent et m’occuper l’esprit, pour rester aussi en quelque sorte au centre de la piste, mais cette fois ci de ma propre piste nommée l’entracte.

C’est donc aussi en partie pour cela qu’est né l’entracte, un site qui me permet de partager ma vision de la course, avec des avis qui n’engagent que moi.

Je me dis alors que certains autres jeunes souhaiteraient eux aussi parfois franchir le pas, nous faire part de leur vision de notre chère Course Landaise car, à l’entracte, c’est tout un chacun qui y va de son avis personnel. Mais encore faut-il avoir un support sur lequel s’exprimer.

C’est pourquoi je souhaite mettre en place au cours de l’année une page spéciale de libre expression où chacun pourra -comme son nom l’indique- s’exprimer librement sur le monde de la Course Landaise (à condition de travail sérieux bien sûr), et je souhaiterais que cela soit initié par les jeunes.

Pourquoi donc ne pas présenter ce projet le 16 mars prochain lors de l’assemblée générale de l’Association des Jeunes Coursayres ? L’appel est lancé, alors cher(e)s passionné(e)s, à vos plumes !

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