Vin d’honneur #05

Et voilà, la saison est définitivement lancée, les équipes de formelle ont toutes déjà (ou plutôt enfin) retrouvé le chemin des arènes. En effet, ce dimanche c’est la Ganadéria Dal, cuadrilla Christophe Dussau qui faisait ses débuts ; des débuts plutôt en douceur à l’image des autres équipes, mais rien d’alarmant lorsque l’on se présente avec une équipe « A’ ».

Mathieu Noguès, Julien Guillé, Serge Junca, Bernard Lansaman étaient en effet absent lors de ce premier paséo. C’est donc une équipe remaniée qui s’est présentée à nous aux premières notes de la Marche Cazérienne. Retour sur cette journée.

Bienvenue dans le Vin d’Honneur, cinquième édition !

Pour pallier ces nombreuses absences, il a donc fallu piocher au pôle espoir pour les écarteurs (Camille Rol et Damien Carrère) et dans les autres équipes pour les hommes en blanc (Nicolas Morandin et Laurent Deyris).

Ce sont alors trois garçons qui ont porté l’équipe vers le haut pour cette première de l’année.

Si l’on évoquait la semaine passée les 80 écarts du trio de tête, celui de la Dal n’en est pas en reste avec 75 figures à eux trois. Ces hommes ne sont autres que Gauthier Labeyrie (32 écarts), Cyril Dunouau (20) et Jean Ducassou (23). On retrouvera donc logiquement ces trois protagonistes aux plus hautes marches de l’escalot (dans cet ordre là).

Pour rentrer dans le concret, on peut dire que la course à eu grand mal à démarrer… d’abord avec deux jeunes vaches aux déboulés rapides sans doutes sous exploités. Pour la première vache (Fandiña), la raison vient sans doute de la trop forte pression que se sont mis Camille et Damien, les deux renforts issus du Pôle Espoir avec des prestations en deçà de celles qu’ils nous montrent habituellement à l’échelon inférieur. Pour la deuxième, Bethousa, elle m’a paru presque trop jolie pour un Cyril Dunouau habitué au bétail sérieux et dont la tentative intérieure se soldera par une chute pour quelques centimètres, une tentative intérieure que viendra réussir Fabien Gontero pour conclure la sortie. Ce sera le meilleur passage de l’après midi pour ce dernier qui ne m’a pas semblé encore en totale confiance, certainement dû à ses déboires physiques de fin de saison. Il faut dire aussi que c’est un travail quelque peu ingrat qui lui était demandé ce Dimanche puisqu’il aura débuté trois des quatre coursières qu’il aura affronté au long de l’après midi.

Pour lancer totalement la course, on pouvait alors compter sur le Champion de France Gauthier Labeyrie et deux très jolies séries en solo devant Ondressa d’abord en première partie avec un très joli côté corde et surtout face à sa partenaire Andrea qui nous aura permis de constater que ce duo n’a pas perdu de sa superbe en cette inter-saison. Il récoltera deux écarts de qualité. Belles revanches alors sur sa première sortie très difficile face à la vache sans corde qui ne prenait aucun de ses jetés lui infligeant alors pas moins de trois contres au cours de la série. Passé également pour quelques bons passages devant Bayonna, il viendra terminer sa course pour deux relais face à Soltera, deux écarts où l’on a senti le jeune champion quelque peu surpris par le galop inhabituellement très rectiligne en ce début de sortie.

En début, seulement car au fil de la sortie, elle retrouvait peu à peu le léger vice qui a fait d’elle une coursière plus que sérieuse, mais cela ne suffira pas à perturber Cyril Dunouau, lui qui retrouve cette saison les couleurs jaunes et noires et qui nous aura montré toute sa motivation en n’hésitant pas à venir débuter toutes les coursières qu’il aura affrontées : Bethousa et Dia Maria, mais surtout la pas facile Burracca et donc la corne d’or Soltera. Après avoir préchauffé face aux deux premières, c’est devant les deux dernières qu’il montrera ses qualités, d’abord devant la grise difficile à faire briller avec ses coups de tête imposants puis plus encore face à la détentrice du trophée Challengita, nous offrant une série de haute tenue si bien que même le Champion de France dut s’effacer après son relais efficace pour laisser un Cyril en réussite conclure la série.

Enfin, celui qui aura sans doute le plus agréablement surpris l’assistance venue en très grand nombre dans les arènes Loubérines n’est autre que le Mugronnais Jean Ducassou. Si le spécialiste des vaches de l’avenir ne put s’exprimer comme il le souhaitait face à cette jeune bête capricieuse, c’est devant des coursières plus expérimentées qu’il viendra nous ravir. Ses passages face à Fandiña laissaient présager une belle course pour Jean, ses séries face à SuperBabé et plus encore face à la très sérieuse Vaya con Dios viendront le confirmer. 6 figures très bien dessinées face à l’imposante coursière à la devise Jaune et Noire dont deux au dessus du lot qui seront d’ailleurs comptabilisés pour le Trophée Bernard Huguet, l’une méritant même selon moi la note maximale de par la vive émotion qu’elle a suscité dans les travées des arènes.

Une belle course donc pour Jean qui viendra même assurer quelques relais face à Burracca mais qui aurait pu finir encore plus en beauté si cette dernière ne l’avait pas châtié lors d’une tentative en dedans.

Côté sauteur, solide prestation d’Etienne Grenet qui viendra corriger en seconde partie les petites erreurs commises lors de la première. Les entraineurs Jean-François Deyris et Nicolas Morandin ont été efficaces, même si l’on peut regretter une sortie de Dia Maria assez saccadée.

Au bout de la corde Laurent Deyris a été impérial avec des coups de corde très sûrs : aucune touche à son actif.

En résumé, les deux sorties de la vache de l’avenir puis de la sans corde ont quelque peu anéanti les espoirs comptables de l’équipe de Christophe Dussau ce dimanche. Cette course n’était alors pas destinée à marquer les esprits, mais surtout à ce que chacun prenne ses marques dans cette équipe très remaniée. Si l’on a vu trois garçons se démarquer dès cette première course, il faudra alors certainement attendre ce dimanche et le retour de Mathieu Noguès, et peut être celui de Julien Guillé pour voir comment ce collectif devrait évoluer ensemble au cours de la saison.

Le vainqueur du jour Gauthier Labeyrie retrouvait sa partenaire Andrea. Photo Alexia Fasolo

Les Tops/flop

Les tops :

⁃ Jean Ducassou et Cyril Dunouau étaient peut être ceux qui jouaient le plus gros à Saint Loubouer : arrivés en cette inter-saison, chacun se devait de s’imposer pour afficher leurs ambitions en ce début de saison, c’est donc chose faite

⁃ Nicolas Morandin et Laurent Deyris ont remplacé au pied levé les absents Serge Junca et Bernard Lansaman. Bien qu’ils ne soient pas membre à part entière de l’équipe de Christophe Dussau, ils se seront tout de même livrés entièrement et ont donné le meilleur d’eux même, avec une mention spéciale à Laurent Deyris qui a su bien tenir ces vaches qu’il connaît très peu.

Le flop :

⁃ Nous l’aurons compris la déception de cette course se trouve en première partie avec ces deux jeunes vaches qui n’ont pas eu le rendement espéré. Nul doute que Michel Agruna et son équipe de vachers feront en sorte de rectifier le tir dès Dimanche à Audignon.

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