VH #09 : La Dal à Aignan vue par Paul

Voici le compte-rendu de la DAL à Aignan vu par Paul, qui vient compléter le Vin d’Honneur #09 (que vous pouvez retrouver en cliquant ici). Merci à lui et bonne lecture !

Véritable marathon coursayre pour ce week-end Pascal où j’ai pu assister à 5 paséos en 3 jours :

Le tout commence samedi par l’anniversaire du Club Taurin, une journée rouge et noire, couleurs si chères au président local, avec une matinale qu’il dirigea sous sa nouvelle fonction de chef de l’équipe promotion. Moment difficile pour les jeunes apprentis, qui ont eu un sortéo inapproprié à leurs capacités actuelles.
L’après-midi, l’équipe de compétition nous a fait passer un agréable moment. Le lendemain, une fois la messe dominicale achevée, le spectacle présenté par la ganadéria Dussau et la cuadrilla du jour sous la houlette du frère du ganadéro, sera d’un tout autre acabit. Rapidité, efficacité, qualité, sont les maîtres-mots de cette démonstration !
A 16h c’est sous un temps maussade que se présentent les hommes de Michel Agruna, la course est à l’image du temps, les éclaircies sont heureusement venues égayer les tendidos à moultes reprises.

Mais cette semaine, c’est sur le premier jour de cette dernière que je vais revenir…le créateur de l’entracte étant absent du côté de Aignan, pour rester en terres landaises, j’ai le plaisir de tramer les prouesses de la devise jaune et noire !

Arrivé au cœur du village avec quelques minutes de retard, stupéfaction pour ma part d’apercevoir une file plus qu’imposante devant les guichets et par ce fait devoir ressortir du bourg pour trouver une place !
En effet beaucoup de monde pour venir assister au retour du Ganadéro Aturin, qui par le passé a endossé tous les rôles sur cette Plaza ! Les gradins étant assez massifs, le no hay billetes n’était pas quand même de sortie.
Marche cazérienne retardée d’un quart d’heure pour laisser la foule s’installer, plus une demi-heure pour attendre l’arrivée du médecin du jour retenu par une urgence !

Au moment de l’entrée en piste des acteurs on aperçoit le chef de cuadrilla, le champion de France et Mathieu Noguès au premier rang, suivis de Cyril Dunouau, Jean Ducassou, Julien Guillé, manque toujours à l’appel Fabien Gontéro convalescent qu’on espère retrouver au plus vite, il est remplacé aujourd’hui par les deux espoirs Damien Carrère et Camille Rol. A la voltige, l’infatigable Etienne Grenet. Aux lâchés, les expérimentés Jean François Deyris et Serge Junca, au bout de la ficelle, le plaisir de retrouver enfin le cordier titulaire Bernard Lansaman.

La course démarre par la sortie de Reine, brillante et rapide, Jean Ducassou la débute suivi de Camille Rol : un travail propre et soigné idéal pour débuter une course.
Vient en suivant Bétousa, coursière nommée en hommage à son grand père, c’est tout naturellement Damien Carrère qui s’accapare de cette rousse pour une série dans le même registre que la précédente. Les jeunes montrent d’entrée qu’ils ne sont pas là pour faire figuration !
En 3 la sortie de la vache de l’avenir, bête imposante dont on ne voyait que le bout du mus dans la loge, forte impression à la sortie, rapidement estompée par un comportement inférieur à la présentation. Cyril Dunouau et Etienne Grenet font tout leur possible pour essayer de la mystifier, malheureusement sans grande gloire.
Arrive la première sortie réservée à l’athlète de l’après-midi, les 6 sauts imposés au-dessus de Maya avec quelques imperfections qui motiveront Etienne pour faire mieux en deuxième partie. Un accident au déchargement oblige les vachers à changer la sans corde au dernier moment, la remplaçante est loin d’être un modèle du genre dans son gabarit mais trouve un fond de race pour permettre à Gauthier Labeyrie d’effectuer des figures appliquées et agréables ainsi que parfaire sa technique dans cette discipline.
Emmanuelle sort ensuite, très belle pensionnaire de Michel Agruna. Rapide et quelque peu vicieuse, c’est Julien Guillé qui se présente pour la première fois de la tarde pour des attaques sincères et intéressantes, Camille Rol viendra le suppléer et sera surpris par la fougue de cette bête.
Juste avant l’entracte Bayonna viendra clôturer la première phase, comme souvent c’est le jeune Geaunois Gauthier Labeyrie qui vient la défier pour une série des plus régulières avec un niveau supérieur à celle de la veille du côté de Campagne, et des coups de ficelle plus que millimétrés !
Le soleil étant revenu beaucoup de monde à la buvette, tireuse en panne, service pris de cours, début de l’acte II repoussé de quelques minutes.
Fandina relance les hostilités avec Jean Ducassou et toute sa classe, accompagné de Julien Guillé pour une sortie plaisante.
Dia Maria déboule pour être débutée par Cyril Dunouau qui peine à transmettre sur les tendidos, c’est alors que Mathieu Noguès se présente, le visage tuméfié, le crâne bandé tel un talonneur, on pensait tous qu’il ne prendrait pas de risques aujourd’hui ! C’est avec beaucoup de courage et d’abnégation qu’il attaque d’entrée sur le double saut, son talent et sa vista naturelle redonne de l’élan à la coursière pour des figures de hauts rangs ! Chapeau Bas.
C’est au tour de Curiosa de venir défier les hommes de la cuadrilla Christophe Dussau, Julien Guillé a la tâche peu évidente de la débuter, et comme son camarade précédemment il a du mal à trouver le tempo dans les charges de la vache. Après un passage peu concluant de Gauthier Labeyrie, c’est Damien Carrère qui aujourd’hui n’a rien à perdre, le public est acquis à sa cause et le jeune ne se laisse pas déstabiliser par l’enjeu. Une série plus que sincère, des écarts qui font bouger les gradins et qui rendent le protagoniste fier de son travail !
Etienne Grenet revient pour sa sortie complète à nouveau au-dessus de Maya, l’application et la concentration sont certainement au maximum pour le sauteur et la satisfaction aussi à l’annonce du résultat.
Le sprint final commence avec Emmanuelle, seule vache à écart à doubler cet après-midi et c’est Camille Rol qui prend les choses en main pour une sortie de grande qualité avec de surcroît un écart intérieur de grande classe et techniquement irréprochable !
Pour les sorties comptant pour le trophée Challengite, on retrouve d’abord Nadau qui fait sa première apparition de la saison attaquée sortie des loges par le torère qui la connait sur le bout des doigts, un déboulé impressionnant pour un écart supérieur, la suite est d’une régularité irréprochable, pour finir sur une dernière attente remarquable.
Vient enfin l’ultime sortie, celle de la corne d’or et trophée Challengite, Soltéra. Tentative d’une sortie des loges cette fois-ci réussie, certainement très bien préparée et lâchée par les vachers du jour qui ont eu un rôle prépondérant dans la vitesse et le bon déroulement de la course. Pour le reste c’est donc Cyril Dunouau qui s’accapare la reine des coursières pour une excellente prestation devant une Soltéra qui retrouve le rendement et le comportement que l’on espère ! A noter la venue d’Etienne Grenet qui comme
à son habitude effectue un saut périlleux qui se révèle être parfait !

Pour résumer cet après-midi en terre de Plaimont, je dois dire que l’on a passé un agréable moment rythmé et de qualité, allant à mas, avec des hommes en blanc très efficaces dont un cordier qui réalise un sans-faute exemplaire pour une reprise. Le tout agrémenté d’une animation musicale des Dandy’s de l’armagnac irréprochable, avec un répertoire moderne et varié. Adrien Descazeaux incontestable dans le rôle de débisayre et un public qui réagit et encourage les acteurs à tout moment.
Petite parenthèse, je passe rapidement sur les résultats chiffrés étant donné que je ne suis personnellement pas du tout en phase avec les décisions du corps arbitral ! Pourquoi sous évaluer à ce point le bétail ? Quel est l’intérêt ? Pourquoi ne pas récompenser un écart quand celui-ci le mérite, que tout le public réagit unanimement et en plus quand ce sont des jeunes qu’il faut encourager !
De ce fait le score total est de 302,5 pts.
A l’escalot 1er Cyril Dunouau
2ème Gauthier Labeyrie
3ème Damien Carrère qui a été largement récompensé et fêté par son public !

Les Tops/Flops

Les tops :

  • Le rendement du bétail en général.
  • L’engagement et l’application des jeunes.
  • L’ambiance générale de la course.
  • Le bon retour de Bernard Lansaman.

Les Flops :

  • L’attente de l’arrivée du docteur pour démarrer, alors que tout autre spectacle peut se dérouler sans médecin, surtout à partir du moment où les acteurs sont d’accords pour faire sans.
  • Le manque de réalisme dans le pointage mais cela n’engage que moi.

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