Les sauts : Un envol médiatique.

Combien de fois ai-je entendu sur les gradins « c’est les sauteurs, c’est comme si c’était l’entracte, on peut aller boire un coup ». Cette phrase fait même partie de railleries amicales que l’on peut entendre parfois dans les vestiaires. Comme une impression que lorsque l’on est puriste parmi les puristes, il faut mépriser les sauts autant que l’on adule les écarts. Peut être la faute à une science trop exacte : les sauteurs de nos jours sont d’incroyables athlètes, et les points se jouent sur de petits détails techniques, alors que le « puriste » lui cherche de l’incertitude, des coups et des torères qui s’en relèvent. L’incertitude est en effet l’essence même de l’adrénaline que nous procure cet art et les coups sont -j’ai l’impression- presque autant attendus que les magnifiques écarts. Pour preuve, l’intérêt inhabituel porté aux concours de sauteurs dans les dernières années de Naranka : le danger et l’incertitude refaisait surface, le puriste s’y intéressait de nouveau.

Mais aujourd’hui, le public change et s’intéresse de plus en plus aux sauteurs. Sans doute grâce à l’inventivité dont ils font preuve avec cette rondade amenée par Nicolas Vergonzeanne, et que Louis Ansolabéhère a poussé, je pense, au meilleur de son potentiel. Sans doute aussi grâce à l’arrivée de phénomènes comme le Champion de France Kévin Ribeiro insolent de justesse lorsqu’il s’agit de piler un périlleux. Preuve de ce regain de popularité, une nouvelle considération avec une adaptation de la grille de pointage pour coller aux capacités actuelles de ces athlètes mise en place cette saison.
Le sauteur regagne donc peu à peu de l’estime dans le coeur des plus passionnés.

Mieux encore, il est la véritable vitrine de notre sport. Eh oui, cela est bien paradoxal : si les sauteurs ne représentent en arrondissant que 20 des 120 figures d’un spectacle, ce sont pourtant ces figures là qui marquent le plus les amateurs lorsque l’on se produit sur la côte, ou loin de nos terres.

Preuve ultime s’il en faut une : c’est bien le saut qui s’exporte le mieux hors de nos terres avec la création du collectif Passion Saltador qui a réussi au fil des saisons à se faire une réelle place de l’autre côté des Pyrénées en allant sauter dans les plus grandes plazas espagnoles dont la mythique « Las Ventas » de Madrid. Mieux encore, ils sont allés jusqu’à performer au Mexique et, de manière plus intéressante pour la publicité de notre sport, ils se sont produits à la télévision en prime time dans l’émission La France à un Incroyable Talent. Dans un autre genre, Emmanuel Lataste et sa marque Bull Jumping Pro est en train de conquérir le monde du rodéo Américain ! 

Après avoir exporté, donc, le saut s’est mis à « importer » puisque fin Avril, c’est le recortador espagnol Pakito Murillo qui est venu se produire dans nos arènes pour le spectacle Terre d’Aficion. Une prestation qui a ravi le public et qui fut largement diffusée sur les réseaux sociaux, en France comme en Espagne montrant les exploits de Pakito et Louis Ansolabéhère qui on le sait sont plutôt proches, et auxquels il ne faut pas oublier Etienne Grenet, présent lui aussi ce soir là. 

En parlant d’Etienne, son exploit avec ses deux sauts réalisés au dessus d’une Porsche vous est forcément passé sous les yeux et l’objectif est désormais d’en diffuser le clip sur l’antenne nationale !

Enfin, dernier coup de publicité en date, toujours à travers le saut, la prestation du collectif Riding Zone qui s’est lancé le pari un peu fou d’apprendre ce qu’est la course landaise le matin… pour ensuite sauter l’après-midi la première coursière qu’ils voyaient véritablement de leur vie, chacun avec plus ou moins de réussite. Un nouveau coup de publicité donc pour la Course Landaise qui doit profiter de cet élan et continuer encore et encore de promouvoir cet art sans doute trop confidentiel à l’heure actuelle à l’échelle nationale.

Alors Messieurs les sauteurs, merci de contribuer à la médiatisation et la popularisation de notre chère Course Landaise.

Messieurs Dames les dirigeants, à vous de prendre la main pour continuer de faire de notre culture un patrimoine intouchable qui perdurera indéfiniment comme il l’a si bien fait jusqu’alors.

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