« Vous êtes des toreros »

Il y a de ces rencontres inattendues qui sortent de l’ordinaire et dont on se souvient un long moment. Celle faite ce Mercredi à Mont de Marsan en fait partie.

Après une corrida de la Quinta très mitigée, nous allions nous dégourdir les jambes dans les casetas autour des arènes, et une fois la corrida du jour débrieffée, nous nous dirigions alors vers un lieu plus coursayre. À l’intérieur, après quelques minutes un homme reconnait quelques uns d’entre nous et vient alors nous parler. Cet homme, ce n’est autre que le journaliste taurin que (presque) tout le monde connait : M. Vincent Bourg, dit Zocato, connu notamment pour sa plume aiguisée dans Sud Ouest et pour son phrasé des plus poétiques sur France 3 et son émission Signes du toro : un monstre de connaissances tauromachiques et quand l’homme parle, il est toujours intéressant de l’écouter.

Alors qu’il émettait son constat sur l’état actuel de notre monde coursayre auprès de quelque personnalité, je vous propose de retranscrire les remarques les plus intéressantes de ce constat qui portent parfois à réflexion.

En terre montoise, tout est évidemment parti du concours de la Madeleine où le revistero de Sud Ouest déplorait la très faible présence médiatique du concours qui ne disposait même pas d’une pleine page dans le hors série du journal dédié aux fêtes de la Madeleine. Un soucis de communication qui soulève le problème de cet exercice trop souvent peu utilisé à mon goût en course landaise.

Mais le gros de la discussion s’est surtout articulé autour des relations entre les différentes tauromachies, ou, justement sur la non-relation. En effet, il estime que les écarteurs et sauteurs landais sont des toreros au même titre que des raseteurs camarguais ou que des matadors espagnols car, du moment qu’un homme (ou une femme) a le courage et l’audace de se présenter en piste, que ce soit devant une vache de 300 kilos ou un toro de 500, peu importe la branche il est un torero et mérite d’exister en tant que tel.

Malheureusement, le constat est là : tous sont des toreros mais tous n’ont pas la même mise en avant, ni le même marché. La réalité est tout simplement que nous sommes les plus petits de ce monde taurin, ceux qui sont les plus loin du sommet. Alors comme le dit l’adage, si seul on va plus vite, ensemble on va plus loin et c’est en profitant de la notoriété de nos homologues camarguais et espagnols et en travaillant avec eux que l’on pourra trouver des solutions, des modèles économiques viables pour pouvoir passer ce cap. En bref, utiliser les bonnes idées des autres et les adapter à notre problématique, s’allier pour gagner en poids et en légitimité devant les instances nationales.

C’est alors que nous avons eu droit à une sorte de Signes du toro en direct où Zocato nous raconta l’histoire d’un certain Félix Robert, lui l’écarteur landais de la fin du 19è siècle devenu l’un des premiers matadors français à prendre l’alternative avant de devenir célèbre outre-atlantique : l’exemple parfait de l’existence d’une passerelle entre tauromachie landaise et espagnole.

Alors quelles solutions pour l’avenir ? Je ne sais pas vraiment, mais une chose est sure, c’est que si la course landaise « se sort les mains des poches » pour les tendre vers leurs grandes soeurs de tauromachie, nous aurons de plus grandes chances d’en trouver.

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