Au pied du mur…

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, l’émission phare des années 2000 Intervilles fera son grand retour sur le service de France Télévisions. Si au premier abord on pourrait se réjouir de cette nouvelle, lorsque l’on s’y intéresse de plus près, je ne peux personnellement vous faire part que de mon inquiétude.

En effet, au soir de l’annonce sur Twitter de Nagui, producteur de l’émission, sous son tweet s’est immédiatement posée la question : « vachette » ou pas « vachette » ? Si cela peut sembler incroyable de se poser la question, tant la présence de ces fameuses vachettes de Labat sont le symbole et la renommée de cette émission, le fait que justement on se la pose montre bien le changement de mentalité exacerbée au cours de ces dernières années. Cette question peut d’autant plus se poser lorsque l’on connaît le positionnement du producteur Nagui qui se veut grand protecteur des animaux. Alors un Intervilles sans vachette, c’est possible ? L’avenir proche nous dira si elles seront bien présentes, ou non. 

Mais surtout cela peut nous faire prendre conscience d’une chose : loin de vouloir être pessimiste, je pense qu’il faut s’inquiéter avec raison de ce courant de soi-disant bien-pensance qui souhaite que l’on ait plus de considération à l’égard des bêtes.

On le sait la corrida commence à se faire sévèrement attaquer, et si ce point d’ ancrage tombe, ses cousines de tauromachie ne tarderont pas à sombrer elles aussi.

Vous me direz, ceux qui critiquent, qui dénoncent, se trouvent à des centaines de kilomètres de chez nous et ils ne connaissent rien de ce dont ils parlent. C’est vrai. Mais je vous dis également que c’est très certainement aussi la situation des décideurs de notre pays.

Je suis confiant, la course landaise survivra au dossier URSSAF grâce au travail de passionnés acharnés à la tâche. En revanche, le prochain combat sera peut-être plus délicat et nous devrons nous unir, toutes tauromachies confondues pour faire perdurer ces traditions faites d’art et de courage.

Pour cela, il faudra parler, vulgariser, expliquer, démontrer que nos bêtes sont élevées dans le plus grand des respects, traitées avec amour et passion, ironiquement plus parfois malheureusement que pour certains hommes de notre pays.

Alors si ce problème n’est pas pour l’instant d’actualité dans notre mundillo, il pourrait finir par arriver un jour.

Pour l’éviter, cela passe par l’éducation de nos jeunes. C’est l’objectif du projet gascon ou encore de l’Association des Jeunes Coursayres. Pour y parvenir, chacun devra mettre du sien, car ce sont de petites choses qui en créent des grandes.

Alors restons unis, il le faudra.

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